Commission Europe du 13 mai 2006

 juin 2006
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COMPTE-RENDU d’ Alexandre Pajon (Toulouse) et
Transmis par Daniel Micolon

Présents : Jean-Claude Allain (Paris), Aydin Basarslan (Alsace), Eric Bonhomme (Aquitaine), Yohann Chanoir (Reims), Gérard Déclas (Dijon), Rudy Damiani (Lille) , Claudine Labasse (Poitou-Charentes), Violette Martinez-Auriol (Ile de France), Dominique Mattei (Grenoble), Daniel Micolon, (Aix-Marseille), Alexandre Pajon (Toulouse), Jean-Marc Verron (Lyon) ;
Excusée : Jacqueline Houlgatte (Bretagne).

1)La nature des épreuves de baccalauréat en DNL* :

Une comparaison des pratiques en cours dans les différentes académies représentées permet de souligner une harmonisation bienvenue. En conformité par les indications officielles les textes sont plus courts (env. 15 lignes. Des questions accompagnent les documents pour guider les candidats. Il est notable aussi que les compétences de ces derniers soient appréciées relativement au cadre commun de références établi par le conseil de l’Europe pour harmoniser les certifications de langues et par voie de conséquence les enseignements de langue en Europe. Ce cadre commun prend en compte non seulement les aspects strictement linguistiques mais aussi les connaissances en matière de civilisation, d’histoire qui leur donnent leur assise.

2)Le manuel d’histoire franco-allemand pour les classes terminales (Nathan/Klett) :

Jean-Claude Allain a été invité, le 3 mai, au titre de l’APHG à la présentation du manuel dont nous donnons par ailleurs une analyse plus détaillée. Les auteurs et éditeurs ont dû répondre à une demande d’informations très forte de la part des medias après un premier article paru dans le Journal du Dimanche. Ils ont alors souligné la difficulté de répondre à un cahier des charges destiné à satisfaire l’hétérogénéité des programmes allemands (diversité fédérale) et français ; il leur a aussi fallu tenir compte des contraintes de traduction (lexique comparatif). L’initiative des deux gouvernements et l’ouvrage lui-même que nous avions pu lire les jours précédant a justifié un débat au sein de la commission. Le fait que le manuel fût une commande politique n’en faisait pas un « petit Lavisse franco-allemand » ni un instrument de propagande européenne. En la matière ce manuel n’est pas si différent de celui publié pour le seul public français chez Nathan et déjà coordonné par M. Le Quintrec. Au total la commission a salué cette initiative et la qualité du résultat.

3)Comment enseigner l’histoire de l’Europe ?

Dans la continuité de ce dernier point nous sommes revenus sur le fait que l’Europe occupait bien peu de place dans nos enseignements ; même dans les sections européennes qui s’alignent sur le programme national, l’Europe ne fait pas fait -du moins pour la stricte préparation aux épreuve du baccalauréat- l’objet d’un traitement privilégié. Tous les collègues enseignant en sections européennes aussi bien que devant tous les types d’élèves soulignent combien, depuis le référendum de 2005, l’enseignement de l’histoire de l’Europe est devenu un sujet sensible. Les élèves du second cycle sont plus réactifs que par le passé et parmi les professeurs la dimension politique du sujet peut être source de conflits. Mais est-ce vraiment une solution que de ne pas lui accorder si peu de place ?

4)La poursuite des enquêtes sur l’enseignement de l’histoire et de la géographie en Europe :

Profitant des échanges et voyages d’études de nos collègues nous reprenons l’étude de l’enseignement de nos disciplines en Europe. Nous aurons ainsi des dossiers sur la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Finlande dans les mois à venir.

Alexandre Pajon (Toulouse)
Transmis par Daniel Micolon

* DNL : Discipline non linguistique


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