La mer en partage : sociétés littorales et économies maritimes XVIe-XXe siècle

mercredi 7 septembre 2016
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 La mer en partage : sociétés littorales et économies maritimes XVIe-XXe siècle


Xavier Daumalin, Daniel Faget et Olivier Raveux (dir),

 

                

 

" L’importance de la chose maritime frappe les esprits contemporains, ne serait-ce que pendant les grandes migrations estivales de bon nombre d’habitants vers les plages. Si le tourisme est un élément essentiel, il n’a pas été, et loin de là, le segment unique et premier du rapport des hommes et de la mer. Le volume dirigé par Xavier Daumalin Daniel Faget et Olivier Raveux présente, en forme d’hommage au maritimiste Gilbert Buty, les relations entre des sociétés littorales et les économies maritimes sur un temps assez court : du XVIeau XXe siècle. Les siècles antiques et médiévaux ont été laissé de côté car il fallait bien faire un choix, même si ces périodes sont fécondes dans ce domaine. C’est le plan de l’ouvrage fondamental de Gilbert Buty qui a inspiré celui de ce volume ; la mer apparait comme gisement de ressources mais c’est aussi un lieu de travail, et les sociétés littorales forment des territoires de culture et de pouvoir. Les vingt et une communications introduites par les trois directeurs déclinent ces thématiques en interrogeant d’abord l’histoire culturelle de la mer, puis le regard se focalise sur les gens de mer ; enfin, le focus s’élargit aux acteurs du commerce maritime avant de s’intéresser aux réseaux, aux routes et aux produits de la mer. L’ampleur du sujet n’échappe pas au lecteur : présenter en 363 pages un tel sujet est un enjeu colossal. Trois contributions permettent d’aborder l’histoire culturelle de la mer à travers des prismes particuliers : l’amusement, la formation, la curiosité et la commémoration….

…Ce volume permet donc de parcourir la mer Méditerranée et l’Atlantique bordier des côtes de l’Europe de l’Ouest. Les exemples judicieusement exploités confèrent une identité au monde multiforme de la mer et de l’océan. L’ampleur du sujet et la nécessité d’un parti pris justifient le choix de porter un regard européen sur les Méditerranées et l’océan Atlantique : on ne peut qu’espérer une ouverture aux mondes indien et pacifique, qui auraient toute leur place dans un deuxième volume, du fait tant de l’ancienneté de leur histoire maritime que de leur importance culturelle et marchande.

Christine Bousquet-Labouérie, CR 2016,mis en ligne sur le site lectures.revues le 01 septembre 2016, 

 


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