La conférence des associations de professeurs spécialistes et la nouvelle version des épreuves du Diplôme National du Brevet session 2016

jeudi 31 mars 2016
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La Conférence des associations de professeurs spécialistes a pris connaissance de la nouvelle version des épreuves du Diplôme National du Brevet publiée sur le site du ministère le 12 février dernier.
Cette nouvelle version, qui entre en vigueur en 2016, accorde une part plus importante au contrôle continu qui comptera désormais pour 400 points (contre 200). Il s’agira d’évaluer, lors du conseil de classe du 3e trimestre de la classe de 3e , chacun des huit champs
d’apprentissage du socle commun selon une échelle allant de « maîtrise insuffisante » à « très bonne maîtrise ». Cette évaluation se fera dans le cadre du « livret scolaire de scolarité obligatoire » (sic) qui remplace le « livret de compétences ». Le contrôle final
représentera 300 points. Il comprendra deux jours d’épreuves écrites et une épreuve orale.
Les élèves passeront, le premier jour, une épreuve de français (3 heures) et une épreuve d’histoire-géographie-enseignement civique (2 heures). Ils passeront, le deuxième jour, une nouvelle épreuve portant sur les programmes de mathématiques (2 heures) puis sur les programmes de sciences expérimentales (sciences de la vie et de la terre et sciences physiques) et de technologie (1 heure). Le troisième jour sera consacré à une nouvelle épreuve orale de 15 minutes évaluant « la qualité de l’expression orale », l’implication de l’élève dans « un projet interdisciplinaire (...) conduit dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires ou des parcours d’éducation artistique et culturelle, avenir et citoyen », sa capacité à travailler en équipe et son « autonomie ». L’élève sera reçu à condition de cumuler 350 points sur 700. La remise des brevets sera l’occasion d’une « cérémonie républicaine », « moment symbolique » supposé marquer « l’entrée dans une autre scolarité ».
La Conférence considère que la part accrue accordée au contrôle continu met en cause le principe d’égalité. Le contrôle continu, en effet, ne peut avoir sa place dans un diplôme national, dont l’obtention doit être validée par des épreuves identiques pour tous les candidats, évaluées nationalement et non pas localement.
La Conférence déplore que les disciplines ne soient plus évaluées pour elles-mêmes mais qu’elles soient désormais dissoutes dans des « champs d’apprentissage » aux contours extrêmement flous.....

 

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