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commission APHG Lycée de février 2014 - APHG Aix Marseille

commission APHG Lycée de février 2014

jeudi 10 avril 2014
par  Micolon Daniel
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Commission Lycée de l’APHG / 1er février 2014
Ordre du jour de la Commission :
1 - Rencontre avec des universitaires sur ce qui devrait être incontournable dans les futurs programmes.
2 - Réflexion sur les principes et grandes lignes de nouveaux programmes.
3 - Questions diverses.
Me voici nouvellement élu à la Commission Lycée ! Le bureau de la Régionale m’a mandaté autour des questions suivantes concernant les orientations de notre association auquel je vais essayer de vous apporter quelques réponses, je remercie Jean-Marc Fevret qui m’a aidé à compléter mon questionnement :


1. Sur quels principes fondamentaux se base l’APHG ?
•Sur les programmes à venir : insistance sur une histoire nationale décloisonnée
•Des programmes disciplinaires et non curriculaires, opposition à des "programmes light" sans contenu, sans exigences, sans repères.
•Maintien de la continuité chronologique dans le déroulé des programmes
•Rôle de l’APHG dans la formation des maîtres


2. Quelles sont nos exigences, plus précisément qu’est-ce que nous ne voulons pas ?
•Respect de la chronologie
•Des programmes de contenus
•Pas de contemporaine en 6ème
•Davantage de postes pour l’agrégation interne


3. Comment est constituée la commission de refondation des programmes ? Qui en fait partie ?
Quel pouvoir avons-nous au sein de cette commission ? On peut trouver le détail sur le site du gouvernement : Alain Boissinot président, des parlementaires, des "experts" (personnes qualifiées), des membres du CSCE

4. La question des horaires notamment en terminale S :
Le sujet reste flou, comme pour le reste (réflexion générale pour l’instant). L’APHG demande une demi-heure de plus en terminale S
5. La liberté pédagogique doit-être affirmée et préservée
6. Les programmes doivent-être pensés en lien avec l’évaluation (avis partagés au sein de l’Association)
7. Il s’avère nécessaire de mieux articuler les programmes du collège avec ceux du lycée, notamment entre la 3ème et le 2ème. J’ai personnellement beaucoup insisté sur ce point. Cette question a été abordée sommairement. H Tison a proposé une rencontre entre les deux commissions collège et lycée.


2 Rencontre avec des universitaires sur ce qui devrait être incontournable dans les futurs programmes.
Deux universitaires sont venus nous apporter leur point de vue sur ce qui devrait figurer dans les nouveaux programmes : Bernard Bernard Gainot (Spécialiste en histoire moderne) et Georges Sidéris
(Médiéviste) enseigne à l’école supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) ex IUFM.
Intervention de Bernard Gainot :
Son propos porte essentiellement sur la classe de seconde. L’auteur présente tout d’abord quelques principes généraux
•Assurer une continuité chronologique de l’Antiquité jusqu’au début du XIX ème siècle …
Donner des flashs !!
•Quelle place et dosage attribuer à l’histoire nationale et à l’histoire mondiale ? La primauté doit-être donnée à l’histoire nationale mais des ouvertures doivent être faites, comment se replacer dans une perspective qui ne soit pas franco-française ?
•Un rapprochement de l’espace et du temps est une démarche nécessaire (Cf Grataloup)
L’auteur préconise trois thématiques et trois entrées dans le programme, une approche par contexte plutôt que par concepts précise-t-il :
1. La Révolution et l’Empire autour d’une réflexion transpériode : L’avènement de la
République dans une perspective de longue durée ... Cela permettrait une ouverture vers d’autres modèles républicains … dans une perspective plus large. Il faudrait dans ce cas redémarrer au XVIIIème siècle et parler de la monarchie. On devrait aussi étudier avec plus
de précision le directoire et le consulat.
2. La première mondialisation : Les premiers Empire coloniaux… Les grandes découvertes (On part du XVème siècle) reprendre la question de la traite et de l’abolition de l’esclavage question chère à l’auteur. Rappelons que L’Europe n’a réellement la primauté qu’au début
du XIXème siècle, il faut savoir expliquer ça. Mais ne pas transformer la traite comme une leçon de morale comme la Shoah … A ce moment-là on arrête de faire de l’histoire.
Comment éviter le piège ? Être dans le contexte.
3. Une entrée par l’histoire des arts : Réduire la renaissance sur l’aspect artistique c’est dommage. Mais l’histoire des arts constitue une bonne entrée. On peut parler de l’Antiquité (Antiquité représentée et redécouverte) notamment à travers le « modèle classique ».
Le débat après l’exposé de Bernard Gainot :
Pourquoi ne pas enseigner la Révolution Française dans la perspective d’une étude du XIXème
siècle ? Il y a des contextes différents. Exemple la révolution anglaise se situe dans un contexte complétement différent de la révolution française ce qui complique toute approche comparative. Il en va de même pour les Etats-Unis. Pourquoi tout compte fait ne pas enseigner la révolution en 1ère en faisant une mise en perspective souligne un collègue.
Hubert Tison : Il faudra faire une grande réunion entre les deux commissions collège/lycée. Il est
important de revenir sur les aberrations du programme actuel de 1ère

3 Intervention de Georges Sidéris (Médiéviste) ESPE
Pour notre intervenant la leçon qui portait dans l’ancien programme sur la Méditerranée au XIIème siècle était utile pour une approche plurielle du fait religieux qu’il considère comme fondamental.
Les collègues aimaient cette leçon et puis il y a eu un retour « réactionnaire » comme la première leçon du nouveau programme de seconde : les Européens dans le peuplement de la Terre … Dans les futurs programmes il faut garder la citoyenneté comme fil directeur. Le programme actuel d’histoire médiévale est aberrant. On enseigne l’Occident catholique, il n’y a plus d’histoire de l’Islam. Le chiisme doit-être évoqué comme une pensée de l’Etat en Iran. Il est en effet important de parler de la Perse médiévale avec son organisation théocratique, il faut l’enseigner. Il est indispensable d’avoir une connaissance des religions en classe de seconde. Le Moyen-âge c’est religieux, faisons le sérieusement. Il convient d’enseigner les origines des religions dans leurs diversités : Le Judaïsme/Les Christianismes (Catholique et ne pas négliger l’orthodoxie) / les Islams. Le point de départ pour tous c’est le salut. Braudel reste notre référence. « Les religions sont des civilisations » (Fernand Braudel) disait-il dans sa grammaire des civilisations qui reste toujours d’actualité. La cohérence du fait religieux a disparue, Par exemple au collège la connaissance de Byzance et de l’orthodoxie s’est évaporée !
Le débat : La question sur la chrétienté a été mise par hasard pour remplacer la Méditerranée au XIIème siècle d’après H. Tison. Le choix était purement opportuniste. Ce qui laisserait dire que même
dans la construction des programmes il y a une part de hasard ! Nous devons auprès des élèves faire la distinction entre croyances et faits. Nous avons longuement débattu sur l’approche des religions
en classe afin d’éviter le catéchisme.
Le débat porte ensuite sur des questions diverses, je vous en livre quelques-unes …
Il faut repenser le programme de première. Trop de développement durable en seconde. L’approche géopolitique peut-être intéressante. Repenser le lien histoire et géographie. Remettre des notions
de géographie physique. Aborder les paysages. Réfléchir à des thèmes… On a un problème avec l’enseignement de l’Europe, il faut qu’on s’empare de ça. (C’est une des tâches de la Commission
Europe qui doit faire des propositions). Un regard « républicain » sur le Moyen-Orient permet une mise en perspective. Il faut penser les programmes par rapport au rythme des élèves, et de l’année
scolaire. Moi je fais du français et du vocabulaire avec les élèves souligne une collègue. Suite à un sondage réalisé en Champagne-Ardenne auprès des élèves on remarque qu’ils demandent des repères, des retours aux localisations, Ils souhaitent faire autre chose que répéter ce qui a été étudié au collège. Des interrogations sur le programme de terminale. : La comparaison Japon/ Chine est-elle pertinente ?
Hubert Tison annonce qu’une journée nationale sur la géographie est prévue le samedi 5 avril à la Sorbonne consacrée au programme de géographie de terminale : Le matin sera consacré à la Chine et l’après-midi : Etats-Unis et Amérique latine, Afrique et développement


Daniel Micolon


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